Dès l’âge de 4
ans Thaïs côtoie les mandalas que sa mère lui propose régulièrement de
colorier. Cette activité l’amène à vouloir créer ses propres formes
,modèles et dimensions et de développer le médium de l’acrylique pour
réaliser ses œuvres originales.
Sa démarche
fusionne une recherche artistique et une expérimentation spirituelle.
Les symboles
jaillissants d’une séance de méditation sont simultanément organisés du
centre au cercle (ce qui est d’ailleurs la signification du mot
« mandala » en sanscrit).
Pour elle il
s’agit de juxtaposer l’élément spontané du geste créateur à la
méticulosité de la réalisation. Là encore il est question de patience et
de centration. L’artiste croit en effet que l’état nécessaire à la
réalisation de ses œuvres aura un effet direct sur ceux qui choisiront
d’entrer dans cet univers de formes géométriques et de couleurs vives.
Par son
travail, elle désire mettre à la portée de tous une branche de cet art
sacré qui révèle autant du mystère que de l’acceptation d’une
simplicité.
Thaïs étant
d’origine tzigane par sa mère; les mandalas lui permettent de se
rapprocher de sa culture qui a elle même ses origines en Inde, là où les
mandalas furent très répandus.